frederic Quillet

  • promenade dans un monde sans fin

     

     

     

     

    Promenade dans un monde sans fin

     

    Récurrence sordide et inévitable farce l’âne-culotte court vers le pré édenté poursuivi par la suspicion céleste

    Qui le caractérise  et se plie comme le temps désappointé sur une multitude de points ivres et malvenus

    L’orgasme révolu s’approche de l’histoire sans fin où gisent deux rivières opposées entre deux feux

    L’ogre original voit  toute sa bonté perdu depuis que le silex a rendu l’âme du temps épineux

     

    Convalescence anodine et parfums insensés l’écharpe artificielle se soumet  à l’épreuve du visionnaire

    Drôle de page que ce petit palefrenier hirsute détalant de toutes ses enjambées vers le square du carrousel bleu

    Du vinaigre empathique bleuté et caressant coule derrière ses pas rythmés par la symphonie adulaire

    Une ligne oubliée s’ajoute au texte originel pour rendre le chemin plus stable au lecteur curieux mais formaté

     

    Si toi aussi tu l’abandonnes le gnome inutile s’enfoncera dans la foret magique sans espoir de retour

    Réagit et ramène-nous le garçon pour qu’il comprenne que ce monde peut aussi être merveilleux

    Sans artifice sans inconscience ni parfum altérant sans sang coagulé sans mystère de cœur sens interdit

    Pour que s’ouvre enfin les « illimitudes » ignorantes qui se cachent pour que chacun puisse enfin « s’entrevivre »

     

    L’équivoque passé du philanthrope velu ressurgit de la mémoire du bambin apeuré et caché sous la rivière

    Qui pour le sauver qui pour le rattraper qui pour le surprendre qui qui qui qui comment quoi donc et ?

    Une rature fissurée de l’espace-temps provoque l’apparition saugrenue d’un pelle abyssale ...c’est elle !

    L’âme-sœur apparait du côté ouest des tropiques enchantés et le petit garçon reprend goût à l’image

     

    Transition d’un passé idiot pour un futur immobile l’enfant au teint abusé soulève les indices effacés

    Il imagine une zone effrénée où il danse tourbillonne chante et fredonne peint et foisonne à reculons

    Pierrot c’est son nom marqué à l’encre de pierre sur un registre poussiéreux et sans amour du côté pair

    Impertinent simulacre d’un amour faussement entretenu amenant le garçon à perdre son équilibre existentiel

     

    L’un perd son temps à procréer l’instant de la descendance convaincu de l’inutilité de son espèce idolâtre

    L’autre lui sourit le cajole l’enjôle le caresse l’embrasse lui porte toute la douceur d’un être aimé

    Une colombe se mêle aux instant prénuptiaux sur une toile subissant les aphorismes du passé perdu

    L’artiste a terminé son œuvre qu’il présentera sans ficelle ni filet à ceux de la cité enfermés dans leur classe

     

    C’est fini terminé compacté et torché Il repart dans la forêt magique pour reprendre son souffle artistique

    Pour que revienne la créativité indispensable à sa vie souvent galvaudée et empreinte sur les faux semblants

    Il retransforme sa forteresse imprenable pour que le parfum poétique reprenne ses droits sans un ton imposé

    Transcrit retranscrit parjuré parfois il s’en fout de l’interprétation humaine car c’est un ange de pluie et il glisse

     

    …Récurrence sordide et inévitable farce l’âne-culotte court vers le pré édenté poursuivi par la suspicion céleste

    Qui le caractérise  et se plie comme le temps désappointé sur une multitude de points infinis et malvenus

    L’orgasme révolu s’approche de l’histoire sans fin où gisent deux rivières opposées entre deux feux

    L’ogre original maugrée de  toute sa bonté perdu depuis que le silex a rendu l’âme du temps épineux...

     

    Joseph Bernard

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