le tour de France : Alaphilippe a réveillé ma passion !

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Aller, oublions un instant les calembredaines de nos "politiques " locaux et hatons-nous de deviser sur l'une des disciplines les plus difficiles qu'il soit dans le monde sportif : Le cyclisme professionnel. Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans des analyses intellectuelles et fines. Je laisse le soin aux autres de s'enhardir de la sorte. Et puis, je n'en n'ai pas les moyens. Mon Q.I est faible et mon niveau de réflexion très réduit. Vous en savez quelque chose vous qui lisez mes articles depuis si longtemps et qui devez supporter mes fautes d'accord, de temps et de syntaxe. Mais vous êtes toujours là. Comme quoi..et merci . Je vais juste revenir à ce que j'ai ressenti de cette édition 2019 en essayant de ne pas trop penser à mon élongation qui me tue le moral depuis mon réveil. 

Avant tout : l'avant !

J'ai regardé mon premier tour de France à la téloche en 1975. Mon chouchou ? Van Impe, Lucien ! Un Belge. Un grimpeur d'exception qui avait la capacité que te planter définitivement sur une pente de 11 % de dénivelé. La fulgurance de ses démarrages me rendait fou. Il faut vous dire qu'à l'époque, la retransmission du tour, c'était parfois des résumés ou des directs improbables qui te mettaient immédiatement en haleine car tu ne t'étais pas pris 4 heures de reportages-anesthésiants ! Qui peut réussir à supporter 4 heures de commentaires de Jalabert qui était 10 000 fois meilleur cycliste qu'intervenant-média ? Non, à cette éoque c'était du serieux et pas de la retransmission catalogue. Malgré tout, cet actuel mode de " direct intégral" plait énormément et c'est normal puisqu'il permet à des gens de découvrir la France en direct. C'est bien pour les gens qui aiment ça. A titre perso, ce n'est pas ma tasse de légumes ! 

L'avant, c'était cela : une course cycliste. Et puis, quand t'es gamin, tu regardes que ce qui te fait monter l'adrénaline. Et Lucien Van Impe, c'était un bon pour te faire sauter sur ton canapé. Alors bien évidement, il y avait Thévenet qui gagnera d'ailleurs le tour cette année là, mais il m'énervait... Van Impe gagnera des étapes de montagne cette année-là ( deux je pense....Non, je rigole, j'ai vérifié héhé). Mais chose incroyable : Je n'ai aucun souvenir d'Eddy Mercks ou de Poulidor. La star de mes yeux d'enfant, c'était Van Impe ! 1975, c'est une date pour le tour qui correspondait à une transition de génération. Merckx faisait ses adieux, Ocaña n'était déjà plus qu'une ombre et Poulidor, une sorte de vieux schnoc que nos parents glorifiaient tout le temps sans que nous, gamins, nous n'en comprenions point le sens. la poupou-mania ? Jamais ! C'était d'ailleurs plutot ringard pour nous, bambins du futur !

Un jour de 1978 voilà qu'arrive un blaireau, Bernard Hinault qui détrônnera Van-Impe de mon "fan-book" tout en restant pour moi celui qui en 1976 gagnera un tour mérité. Et avec le temps et l'experience, le regret que Poulidor n'ait pas vécu cette consécration car, entre-temps, j'ai grandi ( par pour tout diront certains) et grace aux émissions consacrées à Raymond, j'avoue que je comprends pourquoi ce type reste dans la mémoire des gens à ce point ! Il a un palmarest de dément ! 

Mon intérêt pour le tour ira jusqu'en 89 avec 2 autres champions hors du lot: Fignon et Lemond ("Lémon" comme disait Chapatte, un journaliste sportif d'envergure à l'époque). Je garderai longtemps en mémoire ce contre-la-montre mythique entre ces deux - là . Fignon, partait pour remporter son troisième titre de la grande boucle. Il échouera pour 8 secondes à lssue de cette étape finale qui consacrera l'américain. Un moment inoublable. Fignon à terre, le corps brisé, répandu sur l'asphalte exténué par l'effort et mis K.O à cause de la perte du maillot jaune le dernier jour de la course ! INOUBLIABLE. 

Un long recul 

Et, je ne sais pas pourquoi, ce sera une série de désintérêt pour la grande boucle. Un éloignement que j'explique par la vie et ses priorités. Parfois, on doit vivre d'autres frissons et souvent, on doit sacrifier des choses pour en vivre d'autres. Pendant de longues années, le tour de France sera un pointillé de mes mois de juillet succéssifs. D'abord, juste 'intéréssé  uniquement par les étapes de montagne et à la fameuse " Alpe d'Huez ", pour terminer par regarder les classiques du dimanche avec Jalabert et finir par juste lire la page sportive du canard ! 

2019 Le retour 

Par des circonstances qui ne regardent que moi, je me retrouve à avoir des moments de liberté totale en ce mois de Juillet. Au diable les choses de la vie, allez, on se prend un congés. On ferme tout et peu importe les conséquences, on ferme ! Entre 16 h et 17h je reprends ma posture d'antan : Je regarde le tour. Et voilà que surgit Alaphilippe. Je le connaissais comme roi des classiques (d'ailleurs il est numéro un mondial actuellement) et je le découvre en "puncheur-fou" me rappelant Van-Impe (ne s'avouant jamais vaincu) et Fignon ( toujours fort et partout). Ce mec en jette tout de même. Il a réanimé une vielle dame qui s'enlise dans le star-système où l'on ne réfléchit plus qu'à la valorisation du sponsor. Alaphilippe est dans ce système aussi, je ne suis pas naïf, mais il a redonné avec son caractère et sa façon de courir un côté authentique pour ce sport sur le déclin en matière d'émotion, de véritables, pas des "Pinot-fabriquées" ou on force le trait jusqu'à mettre son talent en second plan. Au final, il n'y a pas eu de révolution sur le classement car voilà 8 ans que la même équipe l'emporte, mais l'attitude d'ALAPHILIPPE aura donné une sorte de retour dans le passé d'une époque ou, enfant, je m'enflammais sur une étape en surportant Van-Impe, Hinault ou Fignon. Et oui; je l'avoue, à 53 ans j'ai levé les bras comme un gamin après les victoires de ce mec au cran d'acier et aussi aux valeurs sportives telles qu'on l'aime : Donner tout !  Donc Merci Alaphilippe. 

J.B 

 

 
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